Barrage, énergie, transition, le plan hercule, total-ment privé

La privatisation des barrages est en cours. Les récentes manifestations, notamment celle du 8 mai à Serre-ponçon, puis Saint Egreve puis d’autres a alerté le gouvernement de l’opposition du public a cette volonté.

Le plan nommé Hercule par Jupiter, prévoit un grand mécano capitaliste digne d’un banquier d’affaires. Il consiste à étanchéifier le secteur nucléaire couteux et invendable a séparer le rentable: [énergies renouvelables, lignes à haute tension (RTE), distribution (ENEDIS) et services (Dalkia)] du invendable, le nucléaire. Mais si le nucléaire est invendable aux grands capitalistes car incertain, dangereux, dépassé, il reste sur l’existant rentable et très profitable. Suffit de ne pas provisionner  le démantèlement et les travaux à venir de sécurisation. Les capitalistes le font déjà depuis 10 ans via l’ARENH accès a prix préférentiel au nucléaire. Ce schéma ressemble à celui appliqué à la santé ou les cliniques se chargent des maladies rentables et prévisibles et laissent au public les urgences et les pathologies délicates.

Ce schéma purement capitaliste empêche toutes vision a long terme, investissement importants pour sortir des énergies fossiles. Les grands groupes capitalistes ne veulent pas de ce qui s’est passé dans le charbon: l’annonce brutale des fermetures des centrales à charbon a rendu leur valorisation boursière nulle et elles ont du a grand frais les solder des objets industriels qui valaient fort chers. à des brocanteurs comme Krétinsky (qui s’est fait un empire médiatique pour les prolonger)

Dans ce cadre la privatisation des barrages est la vente de la poule aux œufs d’or, autre poule le réseau de transports RTE. 1.5 milliards de plus valu annuel pour chacun cela aiguise les appétits.

Total a bien placé ses pions. Le conseiller en énergie de Macron et du premier ministre Ahlem Gharbi n’est qu’un ancien de Total qui n’a pas signé de clause d’exclusivité dans son contrat de travail. Le conseiller en anergie de Nicolas Hulot est resté avec De Rugy, Thibaud Normand, n’est qu’un ancien employé de Total.(Ahlem Gharbi, «conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient», a puisé ses derniers émoluments à la direction du lobbying de Total, dont les principales activités recouvrent la même zone géographique. Tandis que Thibaud Normand, «conseiller technique énergie», s’est adonné à l’exploration-production au Qatar) également pour Total. Des nageurs en eaux profondes…

Rien de très original, le conseiller sur les transports est un ancien d’ADP, qui va être privatisé (Clément Beaune, «conseiller Europe et G20», émargeait chez Paris Aéroport. Cette société figure en tête de liste des possibles «privatisables»…)

Le conseiller au logement qui a lancer la vente des HLM public, est un ancien de 3F , principale bénéficiaires de cette vente en cours (Tristan Barrès devient conseiller logement d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron).

Il est important de mettre des figures et des nom sur la spoliation de nos biens communs.

Ces conseillers sont la pour faire le travail avant d’aller faire fortune dans leur maison mère.

Mais revenons aux Barrages, leur caractère stratégique en pleine canicule est immense. La climat de la France devient celui de l’Espagne et la France possède deux fois moins de barrages que l’Espagne.

Le contrôle de l’eau est plus que jamais stratégique. Plus d’énergie renouvelables dans le réseau électrique fait des barrages le régulateur d’un réseau mis en bourse. La spéculation sur l’électricité est la volonté des capitalistes pour qui la production de biens n’est qu’un objet secondaire, le profit se faisant sur le casino généralisé. De plus les capitalistes inondés de création monétaire par les banques centrales n’ont pas assez de titres surs: la dette des états ne suffit plus, ils veulent les retraites, des autoroutes, des routes nationales, des hôpitaux, des barrages… Dans un monde ou la monnaie et les titres de produits financiers est 20 fois plus nombreux que les biens réels, avoir du surs est stratégiques, surtout quand la fin de la partie de mistigri peut être siffler à n’importe quel moment par une catastrophe climatique, une guerre ou un mouvement de panique moutonnier.

La bataille des barrages peut sembler a certains anecdotique, mais elle gagnable, elle permet aussi de rassembler des groupes différents faibles qui coaliser sont une force. En prenant partie a la discussion, on comprend aussi que l’on peut avec des avis différents faire émerger une proposition d’un service public de l’énergie qui soit écologiques, loin du centralisme d’état, favorisant l’autonomie  locales en restant solidaires et efficaces comme fut le service public avant d’être dévoyé puis maintenant dépecés.

Ne pas laisser privatiser l’eau de pluie dans un monde qui a soif est un combat important dans un monde en guerre climatique. La guerre est déclaré, nos ennemis nous compte, il recule en fonction de notre nombre.

Faisons barrages.

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